tatiana f salomon

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April 07, 01:02 PM

Bande annonce du documentaire du photographe Chris Jordan (voir d’autres extraits sur sa chaîne YouTube)

Ces photographies de poussins d’albatros ont été réalisées en septembre 2009 sur l’atoll de Midway, minuscule bande de sable et de corail au milieu du Pacifique Nord. Les bébés ont le ventre plein de plastique, nourris dans leur nid par leurs parents qui planent au-dessus du vaste océan pollué, collectant ce qui leur semble être de la nourriture à ramener à leurs jeunes. Avec ce régime de déchets humains, des dizaines de milliers de poussins d’albatros meurent chaque année à Midway, de faim, d’empoisonnement et d’étouffement.

Pour documenter ce phénomène aussi fidèlement que possible, pas un seul morceau de plastique apparaissant dans ces photographies n’a été déplacé, introduit, manipulé, arrangé ou modifiés de quelque façon que soit. Ces images montrent les contenus stomacaux réels de bébés d’oiseaux dans l’un des sanctuaires du monde marins les plus reculées, à plus de 2000 miles du continent le plus proche.

En savoir plus sur midwayfilm.com

Merci à @Mr_mecenat

March 05, 07:49 PM

La Soif du Monde from Objectif développement on Vimeo.

France 2 diffusera le mardi 20 mars à 20h35 le documentaire inédit «La soif du monde» (90’), un film de Yann Arthus-Bertrand dans le cadre du 6e Forum Mondial de l’Eau. Le documentaire sera projeté dans plus de 60 pays le 22 mars 2012 à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau (World Water Day - United Nations)

En ce début du XXI° siècle, le développement rapide de pays à forte population, la détérioration de l’environnement, les changements climatiques, menacent l’approvisionnement en eau et donc les ressources alimentaires mondiales. L’homme sera-t-il capable de nourrir la planète tout en préservant la nature?

Le film nous emmène dans plus d’une dizaine de pays à la rencontre d’hommes et de femmes qui proposent des solutions et capte les émotions des familles qui en bénéficient.

Annonçons tout de suite cette bonne nouvelle : il y a largement assez d’eau pour tous sur notre planète ! Elle est très inégalement répartie et la mettre à la disposition des hommes est difficile, mais c’est possible !

Il faut aussi donner une moins bonne nouvelle : l’eau est de plus en plus souvent polluée ou porteuse de maladies. Chaque année, elle cause la mort de millions d’innocents. Le film montre la lutte engagée pour enrayer ce fléau.

A plus long terme, pourrons-nous accueillir dans des conditions acceptables deux milliards d’hommes supplémentaires d’ici le milieu du siècle ? Des choix que nous faisons aujourd’hui dépend le sort des 9 à 10 milliards d’humains qui peupleront alors la terre.

D’ici là, serons-nous capables d’imaginer une nouvelle culture de l’eau, fondée sur le partage équitable entre tous les utilisateurs, qu’ils soient humains, espèces vivantes, écosystèmes ? En réinventant nos rapports avec l’eau, peut-être pourrons-nous ainsi nous réconcilier avec notre planète, nos semblables et nous-mêmes…

L’Agence Française de développement est partenaire de ce film et le projettera dans plus de 60 pays le 22 mars 2012 à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

Site officiel du World Water Day 2012

January 11, 11:14 AM

Les Humains Associés soutiennent le film “Le Printemps de Téhéran: l’histoire d’une révolution 2.0″ et invitent 10 membres de son réseau à l’avant-première du film, le lundi 16 janvier, à 20 h à Paris. La projection sera suivie d’un débat animé par Pierre Haski (Rue89). Vous pouvez déposer un commentaire dans ce billet ou nous envoyer un tweet pour être sélectionné. Date de sortie du film, mercredi 18 janvier 2012.

Dès les premières heures de la “Green wave” en Iran, les Humains Associés ont soutenu les Iraniens qui ont contesté les résultats de l’élection de juin 2009. En particulier, la présidente de l’association Tatiana F-Salomon (@tfsalomon) avec plusieurs membres de l’association, a mené en 2009, un travail collaboratif  de veille, tri, croisements des infos et d’amplification à travers les réseaux sociaux afin de soutenir l’action des manifestants qui ont continué de défiler dans les rues malgré la répression violente.

Une poignée d’humanistes en ligne présents en France, en Angleterre et aux États-Unis est parvenue au départ du mouvement et avec Twitter et Facebook, à soutenir l’action des Iraniens qui se battaient sur place et aussi d’attirer l’attention des médias internationaux, un moyen puissant de contournement de la censure de la presse, du filtrage et fermetures des communications et des réseaux en Iran.

Le film “The green wave” (tire original) raconte l’histoire du printemps de Téhéran de 2009.

Le Printemps de Téhéran: l’histoire d’une révolution 2.0 / The green wave (titre original) est un film-documentaire d’Ali Samadi Ahadi, avec Pegah Ferydoni, Navid Akhavan, Dr. Shirin Ebadi, Prof. Dr. Payam Akhavan, Dr. Mohsen Kadivar.

L’histoire : Juin 2009, Azedeh et Keveh sont étudiants à téhéran. Comme d’autres générations avant eux, à l’approche des élections présidentielles, ils commencent à rêver d’une transition démocratique possible en iran. ils vont être emportés par cette «vague verte» qui embrase le pays. Des premières révoltes à la répression sanglante, ils nous racontent leur combat, leur espoir, leur peur et leur souffrance. Le Printemps de Téhéran conjugue des images filmées sur le vif et relayées partout dans le monde sur les réseaux sociaux avec des témoignages et des séquences animées qui nous font pénétrer au coeur de cette révolution populaire, au plus proche de ses acteurs. En sélection au Festival de Sundance 2011.

Page Facebook du film, page du distributeur. Voir article d’Amnesty.

November 10, 08:20 PM

Trop de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau pure et potable. L’ingénieur Michael Pritchard a fait quelque chose pour ça. Il a inventé le filtre portatif Lifesaver (Viesauve), qui peut transformer la plus répugnante des eaux en eau potable en une poignée de secondes. Une étonnante et incroyable démo du TEDGlobal 2009.

September 12, 06:31 PM

Une invention géniale d’un mécanicien brésilien, Alfredo Moser : une bouteille en plastique de deux litres, contenant de l’eau et un peu de chlore. Chaque bouteille visée sur le toit des habitations rediffuse une lumière de plus de 50 watts !
Cela permet d’éclairer une pièce du matin au soir sans utiliser de l’électricité.

Reportage de la télé brésilienne

En savoir plus ici. Article en portugais ici.

August 25, 09:31 AM

L’écologie est et ne peut être que l’affaire de tous et de chacun. C’est une évidence, et, comme toute évidence, elle est voilée par nos préjugés et nos partis pris.

Inutile de multiplier les arguments. Nous ne pouvons plus continuer à défendre la perspective écologiste selon le point de vue exclusif de notre sensibilité politique et philosophique personnelle. Il ne saurait y avoir une seule couleur écologique.

Les problèmes rencontrés par notre civilisation et notre espèce sont multiples. Pour les résoudre, il n’est plus question de division – pour mieux régner ? –, ni de multiplication – pour posséder davantage ? – : le moment est à l’addition, à l’union.

Serons-nous capables de tirer les leçons du mode de développement qui a prévalu jusqu’ici, sans chercher des responsables ailleurs qu’en nous-mêmes ? Serons-nous capables d’unir nos compétences, nos forces, nos aspirations, vers un but commun qui serait une écologie intégrée, une évidence écologique pour nos sociétés et notre civilisation ?

En France, nous nous enorgueillissons facilement de nos exceptions culturelles, et la culture de l’affrontement, notamment dialectique et idéologique, fait partie de ces exceptions que nous cultivons avec délectation jusqu’à en faire une preuve d’intelligence. Mais de même qu’il y a plusieurs couleurs et perspectives au sein de l’humanité, il y a diverses formes d’intelligence. L’intelligence du cœur est cette forme d’intelligence qui accueille tous les points de vue, toutes les sensibilités et toutes les couleurs, y compris politiques, pour extraire une réponse, une solution appropriée aux problèmes qui se posent.

Sur le plan écologique, notre civilisation fait face à une situation critique, qui implique l’espèce humaine dans son ensemble. La Terre est une planète unique, et l’humanité recèle de multiples sensibilités. C’est à la fois notre richesse et la source de nombreuses divisions. À l’évidence, nous ne pourrons favoriser un développement équilibré, pour la planète comme pour les hommes, si nous ne prenons pas en compte l’ensemble de ses composantes.

La défense de la planète n’appartient à aucun groupe politique en particulier. Il n’y a pas de monopole de la Terre. L’écologie n’est ni de gauche, ni de droite, ni rose, ni verte, ni bleue, ni rouge.

N’est-il pas absurde de défendre la diversité biologique à travers l’uniformité politique ? N’est-il pas absurde de prôner l’utilisation équilibrée des ressources planétaires, à l’avantage de tous et dans le respect de chacun, tout en affirmant l’exclusivité d’une vision politique ou d’un modèle économique ?

L’écologie ne saurait avoir qu’une couleur.

Tout sectarisme, tout totalitarisme, tout exclusivisme est contraire aux ressorts fondamentaux de la vitalité de notre planète. Le partage et la coopération, d’abord, associés à la mise en commun et à la réutilisation des ressources accessibles. Le respect des formes et modèles différents, ensuite, dès lors qu’ils ne menacent pas directement l’équilibre global. La compétition, également, associée au dynamisme général de la vie, favorisant l’amélioration de l’existant et l’adaptation à toutes formes d’environnement, mais une compétition toujours modérée par l’intérêt collectif. Et enfin l’idée même d’évolution, selon laquelle il ne s’agit pas d’imaginer un modèle parfait qu’il serait possible d’imposer ex nihilo, mais de partir de l’existant et d’accepter les contraintes du présent – même si certaines évolutions se révèlent a posteriori, et non a priori, véritablement révolutionnaires.

Dans le contexte planétaire où se trouvent aujourd’hui les civilisations humaines, l’intégration de la perspective écologique au sein de toute vision politique, économique et sociétale est simplement incontournable. Réciproquement, la perspective écologique doit se nourrir de l’ensemble de ces visions, et ne peut se permettre d’écarter les apports particuliers de tous ceux qui en comprennent l’urgence et la nécessité.

C’est pourquoi, avec une audace à la fois impardonnable et inévitable, nous appelons chacun à participer à ce qui doit être une réflexion commune pour trouver une solution au défi écologique planétaire, ou peut-être, plutôt, des solutions, pouvant dépendre des circonstances, du lieu et des cultures. Nous appelons de nos vœux la création d’une force écologique non pas apolitique, mais disons transpolitique, ou pluripolitique, qui accepterait de placer l’intérêt commun de l’humanité et de la planète au dessus des intérêts partisans et des conforts idéologiques locaux. Chaque parti politique, chaque groupe de pression ou d’influence, chaque acteur de la société civile doit pouvoir être interrogé sur la manière dont il compte inclure la perspective écologique dans son programme, son modèle de développement ou ses activités publiques. Il n’y a certainement pas une seule manière de le faire, mais il y a une manière certaine de provoquer l’échec collectif : c’est de ne pas tenir compte de cette priorité ! Nous n’avons d’autre choix que celui d’une écologie ouverte et polychromatique, où chacun accepte d’aller vers ce qui nous unit plutôt que vers ce qui nous divise.

Telle est notre proposition, notre appel !

Nous refusons de croire que cette alliance écologique est impossible.

Pour une écologie polychromatique
Les “arc-en-ciel”
L’écologie dans toutes ses couleurs

Contact : info_at_lesarcenciel.eu - http://lesarcenciel.eu - twitter @lesarcenciel

Document disponible sur SlideShare ici ou télécharger l’appel en format pdf : http://bit.ly/lesarcsenciel

« Les Humains Associés » - association humaniste, « loi 1901» créée en 1984 - http://humains-associes.org

July 07, 07:26 PM

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés et sur Facebook. Chaque jour, nous partageons des liens de sources diverses.

Vers des indicateurs de genre pour les fonds climatiques mondiaux ?

Sur les millions de dollars qui ont été dépensés dans le cadre de projets liés au changement climatique dans les pays en développement, peu de ressources ont été attribuées d’une façon susceptible de bénéficier aux femmes. Pourtant, en Afrique, ce sont elles qui seront le plus affectées par le changement climatique.

D’après les données de Nations Unies, environ 80% des petits agriculteurs du continent sont des femmes. Elles sont responsables de la sécurité alimentaire de millions de gens, mais l’agriculture est l’un des secteurs les plus durement touchés par le changement climatique.

Il y a beaucoup de discussions internationales sur les financements liés au changement climatique pour les communautés locales et particulièrement pour les femmes, mais peu d’actions sont réellement menées”, dit Ange Bukasa, qui dirige l’organisation de facilitation de l’investissement “Chezange Connect” en République Démocratique du Congo. Bukasa était l’une des déléguées au Forum de partenariat sur les “Fonds d’investissement climatique” de 2011, qui s’est tenu les 24 et 25 juin à Cape Town, en Afrique du Sud.

Les Fonds d’investissement climatiques (FIC), établis par la Banque Mondiale en coopération avec les banques régionales de développement multilatéral, apportent des financements pour accompagner les efforts d’adaptation et de réduction des effets du changement climatique dans les pays en développement. Depuis leur lancement en 2008, les FIC ont alloués 6,5 milliards de dollars à des projets liés au changement climatique dans 45 pays en développement. Plus d’un tiers est allé à 15 états africains. Mais la plus grande part de cet argent – plus de 70% – finance des projets de grande échelle liés aux technologies propres pour l’énergie et aux transports. Ces secteurs de l’économie formelle sont traditionnellement dominés par les hommes. Seuls 30% sont dépensés dans des projets de petite échelle bénéficiant directement aux communautés rurales et pauvres, et dès lors susceptibles d’améliorer les conditions de vie des femmes.

Les experts du Programme des Nations Unies pour le Développement mettent en garde contre le risque que les fonds perpétuent les déséquilibres existants entre les sexes. Selon eux, pour que puisse être prise en compte la spécificité des genres vis-à-vis de le consommation d’énergie et du travail domestique dans un contexte de pauvreté, il faut que les femmes soient consultées au moment de la conception et de l’implémentation des initiatives de réduction et d’adaptation aux effets du changement climatique. Mais cela n’est pas assez souvent le cas. “Les liens entre les grandes institutions régionales qui gèrent les fonds et les gens sur le terrain qui ont besoin d’y accéder sont absents”, dit Bukasa, qui travaille avec les agriculteurs au Katanga, dans le sud de la RDC, et ailleurs dans le pays. Elle se plaint du manque de consultation des femmes, qui représentent la majorité des petits agriculteurs de la région. Bukasa fait également valoir que la plupart des communautés rurales n’ont pas été suffisamment éduquées à ce qu’est le changement climatique et à la manière de l’atténuer ou de s’y adapter. “Les gens peuvent avoir entendu les mots ‘changement climatique‘, mais ils n’ont aucune idée de ce qui peut être fait à ce propos ni de la manière d’accéder à des informations”, prévient Bukasa. Cela signifie qu’ils demeurent incapables d’identifier les problèmes et les solutions se rapportant au changement climatique, et, de ce fait, qu’ils ne peuvent développer leurs propres projets et faire appel à des fonds. Leur seule option est de “continuer à cultiver comme ils l’ont toujours fait”, soupire-t-elle.

De telles informations provenant d’experts du changement climatique travaillant au niveau des communautés semblent cependant avoir un certain effet. Les banques qui gèrent les FIC se sont maintenant engagées à intégrer des indicateurs de genre dans toutes les opérations et à les inclure parmi les principaux critères pour l’approbation des subventions. Les analyses de genre, l’établissement de données différentiées suivant le sexe, le suivi et les audits relatifs au genre feront également partie des projets financés par les FIC pour veiller à ce qu’ils bénéficient également aux hommes et aux femmes, ont-ils promis. “Nous projetons de tenir davantage compte du genre et nous introduisons de plus en plus d’indicateurs pour évaluer cette dimension dans les projets”, dit Mafalda Duardte, coordinatrice des finances pour le climat à la Banque Africaine de Développement, l’une des institutions régionales qui administrent les fonds.

Duarte dit qu’il y a une attention particulière pour le financement de technologies pour une énergie hors réseau qui amélioreront la vie des femmes et des jeunes filles, car celles-ci ploient toujours sous le fardeau des corvées de bois et d’eau dans les communautés rurales. Les fonds iront à des projets d’énergie solaire, de fourneaux améliorés pour la cuisine, de sylviculture durable, d’irrigation fonctionnant à l’énergie solaire, aussi bien que de stockage de l’eau et de systèmes de chauffage. “Quand nous évaluons les dossiers, nous nous assurons que les femmes pourront accéder aux technologies soutenues financièrement”, ajoute Duarte.

Le seul revers est que cette attention particulière ne concerne à nouveau que les investissements de petite échelle, qui ne représentent qu’un faible pourcentage de l’ensemble des fonds. Duarte admet qu’il faut faire davantage : “nous avons vraiment besoin d’accroître l’échelle des projets qui se préoccupent des questions de genre, car nous avons trop d’endroits critiques de pauvreté sur le continent.”
Florah Mmereki, directrice de projet chez Wena Industrie et Environnement, un groupe pour l’éducation environnementale basé à Gaborone, au Botswana, partage le sentiment que les efforts doivent être accélérés : “les quelques projets liés au changement climatique qui existent aujourd’hui au Botswana ne sont pas ciblés sur les femmes. C’est une énorme méprise.” Mmereki dit que les femmes restent exclues en raison du fait que la participation à de nombreux projets d’adaptation au changement climatique nécessitent généralement un investissement en amont, tel qu’une contribution au coût de fourneaux à bois énergétiquement efficaces. “Mais les femmes dans les milieux ruraux n’ont pas accès aux fonds. Ce sont elles qui travaillent dans les champs, mais ce sont leurs maris qui gèrent l’argent”, note-t-elle. “Il y a de nombreuses barrières de genre qui doivent encore être abolies”.

(Lire l’article en anglais sur IPSnews.net)

Pas moins de deux villes nouvelles pour le Caire et Istanbul

Une expansion urbaine rapide a transformé les villes historiques du Caire et d’Istanbul en méga-métropoles surpeuplées, saturées par le trafic automobile, pleines de rouille, d’encombrements et de pollution. Face à ce problème, des solutions similaires et à l’allure improbable ont été proposées dans les deux pays : construire deux nouvelles villes du Caire et d’Istanbul.

Les plans pour la construction de deux nouveaux développements à usage mixte à l’est et à l’ouest du Caire — nommés, de manière pas particulièrement créative, Easttown et Westtown (ville de l’est et ville de l’ouest) — ont été salués par le site web environementaliste du Moyen Orient “Green Prophet” (le Prophète Vert). Conçus initialement pour absorber le flux excédentaire du Caire, et pour développer un modèle plus adapté aux piétons, susceptibles de décongestionner la circulation et de réduire la pollution, ces nouveaux centres métropolitains accueilleront chacun deux millions et demi de personnes d’ici dix ans.

Tournant le dos au modèle de développement précédent qui séparait les quartiers résidentiels et commerciaux, obligeant ainsi les résidents à posséder des voitures ou à utiliser les transports publics pour leur vie quotidienne, Easttow et Westtown réuniront tous les services au sein du même tissu urbain.

Le projet a également été conçu avec la préoccupation du développement durable, écrit Green Prophet: “En particulier, de nombreux architectes envisagent l’usage de vitres pour réduire le gain solaire, le recours à des matériaux de construction responsables, une bonne isolation pour améliorer l’efficacité énergétique, et un type de conception passive qui réduira dès le départ la dépendance énergétique.”

Les plans pour le développement de deux nouveaux Istanbuls, annoncés par le Premier Ministre Turc Recep Tayyip Erdoğan avant l’élection nationale, ont été plus controversés. Tandis que M. Erdoğan prétendait que les deux nouvelles villes satellites réduiraient l’encombrement humain et atténueraient les risques liés aux tremblements de terre, les critiques ont fustigé l’imprécision des plans et le manque d’études sur l’impact environnemental ou sur la faisabilité. Ils disent que les nouveaux développements ne feraient qu’attirer plus de migrants vers Istanbul, tout en bétonnant quelques uns des derniers espaces forestiers aux alentours de la ville.

(Lire l’article en anglais sur Treehugger.com)

Une technique écologique de fabrication de briques au Bangladesh

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds pour l’Environnement Mondial ont récemment présenté une technologie de fabrication de briques performante au niveau énergétique et non polluante, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre au Bangladesh, où l’économie a connu une croissance annuelle de 5 % à 6 % ces 15 dernières années.

Conçue pour remplacer l’actuelle technologie hautement polluante, la nouvelle technique appelée “Four Hoffman” a été développée à l’origine en Allemagne, puis modifiée en Chine et enfin remodelée pour s’adapter aux besoins du Bangladesh, avec pour résultat
la création d’un four encore plus efficace et rentable.

Avec une industrie du bâtiment qui croît plus vite que son PIB, le Bangladesh n’a pas d’autre choix que de rendre la technologie de fabrication des briques efficace et respectueuse de l’environnement, a déclaré Khondker Rahman, en charge du projet du PNUD pour l’amélioration de l’efficacité des fours dans l’industrie de fabrication des briques.

Au sein d’une industrie de la construction en plein essor, stimulée par l’urbanisation rapide du Bangladesh, l’industrie de fabrication des briques demeure très peu réglementée et non contrôlée. Chaque année, 8,6 milliards de briques sont produites ici et la demande connaît une hausse constante d’environ 5,28% par an

Plus de 90% des fours à briques du pays utilisent une technologie vieille de 150 ans, énergivore et hautement polluante, et l’une des plus importantes sources d’émission de gaz à effet de serre du pays : près de 6 millions de tonnes de CO2 rejetées chaque année. Avec le taux de croissance annuel présent, à ce rythme, les émissions de CO2 atteindront 8,7 millions de tonnes en 2014.

Aujourd’hui, avec la nouvelle technologie hybride Hoffman, un four produira à lui seul 15 millions de briques et permettra de réduire les émissions de carbone de 5000 tonnes par an. Si tous les fours existants sont remplacés par cette technologie, le taux d’émission sera réduit de manière considérable.

La plus grande partie du carburant mélangé aux briques dans les fours hybrides Hoffman est complètement brûlée pendant la cuisson, ce qui réduit de manière drastique la consommation d’énergie et les coûts de production. L’air chaud est ensuite dirigé dans le tunnel à partir du four annulaire qui sèche les briques écologiques et empêche l’émission de gaz à effet de serre.

Avec une demande en hausse, ce sont 8.6 milliards de briques qui sont produites annuellement en utilisant la méthode traditionnelle de fabrication, hautement polluante — avec des coûts de production élevés, de mauvaises conditions de travail et un produit de qualité inférieure. De plus, 33% des fours utilisent du bois de chauffage qui est une cause majeure de la déforestation. Grâce à la nouvelle technologie, le Four Hybride Hoffman permettra d’économiser de l’énergie et des ressources naturelles pour aider à construire un Bangladesh plus propre.

South Africa: Recycling for Cash)

Afrique du Sud : recyclage rentable

En Afrique du Sud, des entrepreneurs créatifs tirent des bénéfices économiques du recyclage des déchets électroniques en les utilisant comme matériaux de fabrication bruts. Ils remettent également à neuf des ordinateurs et les vendent comme matériels d’occasion bon marchés. Dans les townships des environs, certains de ces ordinateurs réparés sont installés dans des cyber cafés à l’usage des sud-africains qui ne peuvent pas se payer d’ordinateur neuf. Ces initiatives procurent également aux chômeurs du pays un travail dont ils ont grand besoin.

Texte de la vidéo en anglais (PDF) Traduction française :

Justin Van Der Walt, sud-africain, regrette son passé turbulent… “Quand j’avais quinze ans, mon père est décédé… Plus tard, j’ai évidemment compris que j’aurais pu passer un peu plus de temps avec lui, au lieu d’être un délinquant.” Après la mort de son père, il décida de devenir sérieux. Mais quelque chose de terrible arriva… Justin : “J’ai eu un accident de moto. J’ai perdu environ 70% de l’usage de mon bras”. Inquiète pour l’avenir de son fils, la mère de Justin prit une décision qui changea sa vie… Elle l’inscrivit à un cours d’informatique. Justin : “J’ai réussi mes cours, je travaillais juste sur mes propres ordinateurs.”

Le fait de réparer ses propres ordinateurs a donné confiance à Justin et il s’est bientôt retrouvé à travailler en freelance pour de petites sociétés. “J’ai gagné assez d’argent pour m’acheter à manger. Cela me permettait juste de continuer.” Le grand déclic, pour Justin, est arrivé un jour où il se balladait dans son quartier. Il vit du matériel informatique dans un entrepôt et décida de se présenter au propriétaire. “Il y avait beaucoup de moniteurs et d’autres trucs dans l’entrepôt. Il m’a demandé si je saurais réparer des ordinateurs. J’ai dit oui, je peux le faire. Et il m’a embauché pour réparer ses ordinateurs.”

Aujourd’hui, à 26 ans, Justin est le fier propriétaire de la société “Just PCs” dans la ville du Cap, en Afrique du Sud. Spécialisée dans la transformation des déchets informatiques et électroniques destinés à la décharge, la société Just PCs remet à neuf les ordinateurs. Tout en s’occupant d’une affaire rentable, Justin aide l’Afrique du Sud à réduire ses 100.000 tonnes de déchets électroniques par an.

D’après Akim Steiner, à la tête du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) : “Les déchets électroniques ne sont pas seulement quelque chose dont nous devrions détourner nos regards et que nous devrions ignorer. C’est une montagne qui s’accumule sur toute la planète. Il faut que nous nous en occupions pour pouvoir réduire le volume de déchets et en tirer un bénéfice sur le plan à la fois environnemental et économique.

Justin et un groupe de penseurs pionniers et créatifs ont formé l’Alliance E-déchets afin d’augmenter la prise de conscience des communautés. Cette initiative apporte du travail aux personnes sans emploi dans le pays, comme Phumlani Silwana, 23 ans. Il a commencé à “Just PCs” en nettoyant les ordinateurs. Maintenant, il les répare… mais son rêve est bien plus grand : “Un jour, je veux monter ma propre affaire, dit-il. Pour le moment, je continue à mettre de l’argent de côté.” Mais la remise à neuf n’est qu’une partie de la solution. Il faut faire davantage pour limiter le gaspillage électronique au niveau mondial, dit Susan Dittke, qui dirige l’Alliance. “Je crois que les gens doivent vraiment se pencher sur cette absurdité, et arrêter d’acheter des choses dont ils n’ont pas besoin, avec de l’argent qu’ils n’ont pas.

Pendant ce temps, d’autres membres de l’Alliance utilisent les déchets électroniques en tant que matériaux de fabrication, comme dans cette usine de fabrication de tuiles. Justin : “ Ils prennent les matériaux plastiques et les combinent à d’autres plastiques, et fabriquent des tuiles pour les ménages à faible revenus. C’est en fait moins cher que les tuiles habituelles pour les toits.”

Et les jeunes sud-africains bénéficient également des efforts de Justin : dans les cyber cafés installés dans les townships de la ville du Cap, les enfants utilisent des ordinateurs qui avaient été initialement jetés à la poubelle.

Selon Justin, “le but de cette affaire de cyber cafés est de mettre les ordinateurs à disposition  des gens qui en ont le plus besoin, mais qui ne peuvent pas s’en payer des neufs”. Aider à l’installation de cyber cafés, c’est la façon qu’a Justin de rendre quelque chose à la société et de débarasser son pays des déchets électroniques.

Source : unmultimedia.org

June 29, 09:43 PM

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés et sur Facebook. Chaque jour, nous partageons des liens de sources diverses.

Des scientifiques au chevet des océans : la vie marine menacée d’extinction

Selon un rapport de synthèse rédigé par 27 des plus grands spécialistes de la biodiversité marine réunis en congrès à l’université d’Oxford, les océans sont en très grand danger, et la vie marine, faune et flore, est gravement menacée. Leurs conclusions sont sans appel : le réchauffement global des eaux, l’acidification des océans, l’appauvrissement des milieux marins en oxygène (hypoxie) sont autant de signes caractéristiques annonciateurs d’une phase d’extinction massive, comme la Terre en a déjà connue cinq.

Les scientifiques expliquent que les niveaux de carbone absorbé par les océans “sont déjà bien plus élevés aujourd’hui qu’à l’époque de la dernière extinction de masse d’espèces marines, il y a environ 55 millions d’années, lorsque près de 50% de certains groupes d’animaux d’eau profonde furent exterminés”.

L’accélération de la fonte des glaces polaires, l’élévation du niveau des mers, le relâchement dans l’atmosphère du méthane piégé dans le permafrost qui est en train de fondre, l’apparition d’espèces invasives (certaines méduses), la prolifération d’algues nocives, la disparition massive de poissons à longue durée de vie (le thon) entraînent un bouleversement de l’équilibre des chaînes alimentaires et la destruction des écosystèmes. À cela, il faut ajouter les conséquences désastreuses des activités humaines qui ne font qu’aggraver la situation (surpêche, destruction des habitats, pollution chimique, micro-déchets en plastique) et peuvent, à terme, entraîner la destruction pure et simple de la vie marine.

“En considérant l’effet cumulatif de ce que l’humanité fait subir aux océans, nous nous sommes aperçus que les conséquences étaient bien plus graves que ce dont chacun de nous s’était rendu compte de son côté”, déclare Alex Rogers, directeur scientifique du Programme international sur l’Etat des Océans (Ipso), qui a organisé le congrès.

Ils en appellent à une prise de conscience mondiale urgente pour sauver ce qui peut encore l’être, et invitent les dirigeants du monde entier à des actions politiques concertées pour travailler à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la lutte contre la surpêche, à la protection des habitats menacés et à “l’adoption en urgence d’un meilleur système de gouvernance des eaux internationales, encore très peu protégées mais qui représentent la majeure partie des océans du monde entier.”

(Lire l’article sur Le Figaro.fr)

Tags : Océan, vie marine, pêche, surpêche, extinction, réchauffement climatique, menace, CO2, pollution, habitat, destruction, fonte des glaces, disparition, espèces, méthane, éco systèmes, Ipso, gaz à effet de serre, hypoxie, acidification, montée des eaux, activités humaines, humanité, biodiversité

En Novembre 2010, l’association Worldreader.org a mis en place le tout premier projet pilote de grand envergure d’e-readers dans les pays en voie de développement. Des livres et des Kindle d’Amazon.com ont été remis à 500 personnes, enseignants et élèves. Voila le résultat (voir vidéo).

Des Kindle et e-reader au service de l’éducation en Afrique

Dans les pays en développement, beaucoup d’enfants n’ont pas accès aux livres. C’est en partant de ce constat que David Risher et Colin McElwee, fondateurs de l’ONG Worldreader, ont mis en place un projet éducatif au Ghana qui utilise les outils de lecture numérique (Kindle et e-reader) et les contenus numériques, pour rendre la connaissance accessible au plus grand nombre. En partenariat avec le ministère ghanéen de l’Éducation, la maison d’édition Random House (qui a fait don de milliers de livres numériques) et Amazon.com.

Le projet “iRead” a été mené au Ghana auprès de 500 élèves du primaire et secondaire, et a cherché à déterminer l’impact de l’utilisation des outils numériques sur l’apprentissage de la lecture. Les résultats sont très satisfaisants et montrent que les élèves ont rapidement adopté cet outil (les plus jeunes étant les plus réceptifs) et ont téléchargé gratuitement des milliers de contenus (œuvres classiques, extraits de journaux, jeux éducatifs). Ils ont fait d’importants progrès en lecture et diction, ils ont amélioré leurs capacités de compréhension (+ 13 %) et leurs résultats scolaires ont progressé. Ces nouveaux outils permettent également de réduire les coûts d’accès à la connaissance (impression papier, transport). Ils sont d’une utilisation proche de celle du téléphone portable (e-reader), permettant un accès aux livres, journaux et magazines via les réseaux (un million de livres sont actuellement accessibles gratuitement en format numérique sur la Toile), et les Kindles se rechargent à l’énergie solaire, grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit des écoles.

Le but de Worldreader est non seulement l’accès à l’éducation et à la connaissance pour les enfants, mais également la mise en place d’une filière économique viable pour les outils de lecture numérique dans les pays en développement. Grâce à la couverture 3G (51% du territoire sub-saharien en Afrique) qui ne cesse de s’étendre, la demande pour les outils numériques augmente et les prix à l’achat baissent (Kindle est passé de 400 à 190 dollars en 24 mois). L’ONG souhaite aller vers la numérisation et la vente de livres africains à moins de cinq dollars, et l’accès à ces œuvres à l’échelle internationale. Un deuxième projet a été mis en place au Kenya. Il fournira des e-readers aux élèves des écoles kenyannes, et formera des professeurs.

Dans le marché en devenir que représentent les pays en voie de développement, les initiatives menées par Worldreader ont permis une importante pénétration des nouvelles technologies. Pour l’ONG, l’avenir est à l’e-book via les téléphones portables, sachant qu’il y a près de 500 millions d’utilisateurs de mobiles en Afrique.

Les vidéos du projet “iRead” sont visibles sur YouTube.

(Lire l’article sur Inaglobal.fr)

Les abeilles pourraient avoir des émotions

Les abeilles sont devenues les premiers invertébrés à faire preuve de pessimisme, un trait cognitif caractéristique réputé réservé aux animaux “avancés”. Si l’on interprète ce blues des abeilles comme on le ferait dans le cas des chiens, des chevaux ou des humains, alors il se peut bien que les insectes aient des sentiments !

La réaction des abeilles “a plus de choses en commun avec les vertébrés qu’on ne le pensait auparavant”, écrivent Melissa Bateson et Jeri Wright, chercheurs à l’Université de Newcastle, dans l’article publié le 2 juin dans Current Biology, faisant état de leur étude sur les abeilles, qui “suggère que les abeilles pourraient êtres considérées comme manifestant des émotions”. Bateson et Wright ont fait passer à leurs abeilles un test conçu pour révéler si des animaux, comme les humains, sont capables de faire l’expérience d’états cognitifs dans lesquels une information ambiguë est interprétée de manière négative.

Bien sûr, contrairement aux personnes contrariées, les animaux ne peuvent pas dire que le verre est à moitié vide. Les chercheurs doivent d’abord les entraîner à associer un stimulus – un son, une forme, ou, pour les abeilles, une odeur – à une récompense positive, et un autre à une punition. Ensuite, en soumettant les animaux à un troisième stimulus, intermédiaire, il est possible de déterminer leur type d’attitude général. Comme une personne déprimée qui voit de l’hostilité dans un regard neutre, les animaux pessimistes ont tendance à traîter un tel stimulus incertain comme une punition.

De tels tests peuvent sembler simplistes, en comparaison de la richesse des émotions humaines, mais ils sont le plus objectif des outils disponibles pour comparer la cognition d’une espèce à une autre. Et le pessimisme ne représente pas un exploit mineur : c’est une forme de biais cognitif, considéré chez les humains comme un aspect du phénomène de l’émotion. Vous ne pouvez pas être pessimiste si vous n’avez pas une vie intérieure.

Des recherches antérieures ont montré que les rats et les chiens sont capables de pessimisme. Bateson a également fourni des éléments relatifs au pessimisme chez les étourneaux. Mais bien que les abeilles aient passé avec succès des tests de reconnaissance de configurations et de modélisation spatiale, il est généralement considéré peu probable, sinon proprement risible, que des émotions prennent place dans leurs cerveaux de la taille d’une graine de sésame.

“Les invertébrés comme les abeilles ne sont pas particulièrement considérées comme ayant des émotions de type humain”, dit Bateson, pourtant les abeilles et les vertébrés partagent de nombreux traits neurologiques. “Dans un très lointain passé, nous avons un ancêtre commun. La physiologie de base du cerveau s’est maintenue au cours de l’évolution. Il y a des similarités fondamentales.” Jusqu’à présent, cependant, elles n’avaient pas été testées. Bateson et Wright ont entraîné leurs abeilles à associer une odeur avec une récompense sucrée, et une autre avec quelque chose d’amer. Elles ont ensuite secoué la moitié des abeilles, simulant l’attaque d’un prédateur. Après cela, les abeilles secouées ont continué à répondre positivement à l’odeur sucrée, mais ont été moins disposées à explorer l’odeur intermédiaire.

Des analyses ultérieures du cerveau des abeilles secouées ont révélé des niveaux inhabituels de dopamine, de sérotonine et d’octopamine, trois neurotransmetteurs impliqués dans l’état de dépression. En résumé, les abeilles ont agi comme si elles étaient pessimistes, et leur cerveau semblait également indiquer cela.

“La méthodologie est solide”, estime Lori Marino, un neurobiologiste évolutionnaire de l’Université d’Emory, non impliqué dans l’étude. “Je ne pense pas que ce soit extrapoler trop loin que de dire qu’elles sont en train de toucher du doigt les émotions des abeilles. Après tout, il faut bien que tout animal ait des émotions pour pouvoir apprendre et prendre des décisions. Et nous savons déjà, grâce à de nombreuses autres études, que les abeilles sont vraiment sophistiquées du point de vue cognitif.”

Mais Bateson a indiqué que les résultats pourraient être interprétés d’une autre façon : “soit les abeilles ont des sentiments, soit les biais cognitifs ne sont pas reliés de manière aussi serrée qu’on ne le pensait aux sentiments. Peut-être un biais cognitif n’est-il pas une bonne mesure de l’émotion.”

Dans de prochaines études, Bateson espère recueillir chez les abeilles d’autres formes d’émotions apparentes, comme la joie. Elle s’interroge également sur les effets mentaux des produits chimiques et de la maladie : “il serait intéressant de savoir si les pesticides altèrent leur cognition en créant des états similaires à la dépression”.

(Lire l’article en anglais sur Wired.com)

Reboiser ne suffira pas pour réduire le réchauffement climatique

“Reboiser ne peut pas se substituer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre” : telle est la conclusion d’une étude canadienne publiée dans la revue Nature Geoscience et menée par Vivek Arora et Alvaro Montenegro (universités de Victoria et de St. Francis Xavier, au Canada). En modélisant cinq scénarios de reboisement sur une durée de 50 ans (de 2011 à 2060) et en examinant quels seraient les effets sur la terre, l’eau et l’air si la température à la surface de la terre augmentait de 3 degrés d’ici 2100, les auteurs montrent que la reforestation de toutes les surfaces cultivées de la Terre n’aurait qu’un impact très limité sur la diminution du réchauffement climatique global, de 0,45° seulement d’ici 2081-2100.

D’une part, parce qu’il faut des dizaines d’année avant que les forêts soient en mesure de capter le CO2, qui stagne durant des siècles dans l’atmosphère, et d’autre part, parce que dans la mesure où les forêts sont plus sombres que les terres cultivées, elles absorbent plus d’énergie du rayonnement solaire, ce qui accroît la température. Remplacer par des forêts les surfaces couvertes de neige ou de céréales, de couleur claire, diminue donc l’effet “albédo”, qui réfléchit l’énergie solaire vers l’espace. Sans compter que les scénarios de reboisement complet ne sont pas réalistes, puisque les terres cultivées sont indispensables pour nourrir la population mondiale en constante augmentation (9 milliards d’individus prévus d’ici 2050).

“Le reboisement en soi n’est pas un problème, il est positif mais nos conclusions indiquent qu’il n’est pas un outil pour maîtriser la température si on émet des gaz à effet de serre comme on le fait actuellement”, indique Alvaro Montenegro. De fait,  la déforestation, principalement dans les forêts tropicales, n’est à l’origine que de 10 à 20% des émissions de gaz à effet de serre.

(Lire l’article sur 20 Minutes.fr)

Investir 2% du PIB mondial pour rendre plus écologiques 10 secteurs centraux pourrait conduire à une économie verte

“Vers une économie verte : des voies d’accès au développement durable et à l’éradication de la pauvreté.” Ce rapport a été compilé par l’Initiative pour une Économie Verte de le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), en collaboration avec des économistes et des experts du monde entier. Il montre que le “verdissement” des économies ne représente généralement pas un frein pour la croissance, mais plutôt un nouveau moteur de croissance, c’est-à-dire qu’il est globalement générateur d’emplois décents, et qu’il représente également une stratégie vitale pour l’élimination de la pauvreté persistante. Le rapport vise également à motiver les décideurs pour créer les conditions permettant d’accroître les investissements de transition vers une économie verte.

(Lire l’article en anglais sur UNEP.org)

Des filets innovants pour sauver de l’extinction les poissons et les pêcheurs

Chaque année, 27 millions de tonnes de poissons sont rejetés, morts, à la mer, parce qu’ils étaient trop jeunes, ou de la mauvaise espèce. Les pêcheurs anglais ont abandonné l’an dernier 2 poissons sur 3 pêchés ! Parmi eux, de nombreux représentants d’espèces menacées…

La plupart des techniques de pêche à l’heure actuelle sont non sélectives, et les poissons susceptibles d’être commercialisés sont la minorité, parmi l’ensemble des poissons effectivement pêchés.

Le SafetyNet (“filet de sécurité”) est un nouveau système de chalutage qui réduit la prise et le rejet ultérieur de poissons trop jeunes ou d’espèces menacées. En tirant parti d’une connaissance des habitudes comportementales et de la physiologie des poissons, le chalut sépare les poissons de différentes espèces et de différents âges.

La vidéo, très pédagogique, montre comment l’insertion d’anneaux de renforcement dans certaines mailles du filet peut garantir une taille minimale des ouvertures et, grâce à un système d’éclairage intégré, guider les poissons les plus petits, non destinés à la consommation, vers la sortie ! De même, un système maintenant le chalut à 1 mètre du fond marin permet de limiter grandement l’impact sur cet élément important de l’écosystème océanique. Enfin, une séparation horizontale à l’intérieur du filet permet de récupérer dans le compartiment supérieur les poissons qui réagissent au stress en nageant vers le haut, comme le haddock ou le merlan, et dans le compartiment inférieur les poissons qui ont tendance à se diriger vers le bas, comme les morues qui sont particulièrement menacées et peuvent alors être relâchées.

De telles innovations peuvent rendre durable l’industrie de la pêche, apportant la sécurité aux 40% de la population mondiale qui utilisent le poisson comme source de nourriture primaire, mais aussi aux pêcheurs eux-mêmes, qui vivent de cette industrie.

(Vidéo sur Safetynet.dan)

Protected Planet.net : un site  interactif dédié aux zones protégées de la planète

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) s’est joint à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) pour créer “protectedplane.net” – un site web interactif sous forme de média social qui fournit des informations détaillés sur les actions marquantes, mais aussi sur les initiatives moins connues mais précieuses œuvrant à la préservation du monde. À l’aide des images satellites les plus récentes, l’utilisateur peut se pencher sur des zones protégées particulières – telles que les parcs nationaux ou les réserves marines – et zoomer pour obtenir des informations sur les espèces en danger, la vie des plantes autochtones ou les types de sols. Suivre avec précision la progression de la situation sur l’ensemble de la planète permettra d’estimer l’efficacité et l’impact des programmes en cours, afin de les améliorer, de les adapter ou de les étendre en se basant sur des données de qualité le plus complètes possibles.

protectedplanet.net

(source leshumains)

June 19, 02:40 PM

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés et sur Facebook. Chaque jour, nous partageons des liens de sources diverses.

Des toilettes révolutionnaires en Inde

Sur la planète, près de 2 milliards 600 millions d’êtres humains vivent dans des conditions d’hygiène précaires. En Inde, 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et vivent sans toilettes. À la place, les Indiens utilisent des latrines publiques d’un autre âge, et ce sont les femmes de la caste des Intouchables, au plus bas de l’échelle sociale (les Dalits), qui nettoient quotidiennement ces latrines à mains nues. Cette situation, propice au développement de toutes sortes de bactéries, de microbes et de maladies, est un véritable problème de santé publique.

Pour y remédier, Bindeshwar Pathak, Docteur en sociologie et fondateur de Sulabh International (organisme de service social qui travaille à la promotion des droits humains, à l’assainissement de l’environnement, à la gestion des déchets et à la promotion de réformes sociales à travers l’éducation), a inventé de nouvelles toilettes publiques, véritable révolution en Inde.

Ces nouvelles toilettes ne nécessitent que 1,5 litres d’eau par utilisation (contre 10 litres au minimum pour des toilettes traditionnelles en Inde et environ 30 chez nous). Les eaux usées, une fois filtrées et traitées, sont utilisées dans la production agricole. Ce système permet aussi de produire du biogaz, qui sert à alimenter des lampes ou des réchauds de cuisine. Cette nouvelle technologie a également permis aux femmes de la caste des intouchables de ne plus accomplir ce travail dégradant, et elles suivent désormais des formations pour accéder à d’autres métiers.

Cette technologie, par sa simplicité et son coût réduit, est accessible à toutes les collectivités. Bindeshwar Pathak a reçu le prix de l’eau de l’institut de Stockholm, pour son système simple et efficace de filtration et de traitement des eaux usées.

Sulabh International

(Reportage vidéo d’Arté et article sur Le Monde.fr).

Tags : Inde, WC, toilettes publiques, hygiène, salubrité, Bindeshwar Pathak, eaux usées, traitement, filtration, santé, toilettes, eau potable, caste intouchable,

Au Bangladesh, l’énergie solaire alimente 1 million de foyers

Bien que le spectacle de toits recouverts de panneaux photovoltaïques ne soit pas encore commun en Occident, cette nouvelle technologie a fait en Asie un véritable bond en avant, en particulier au Bangladesh. Selon les responsables locaux, le nombre de ménages qui utilisent l’énergie solaire en Asie s’élève désormais à plus d’un million.

En raison du sous-investissement dans les infrastructures, les centrales électriques du pays ne génèrent qu’environ 4 700 mégawatts d’électricité par jour, alors que la demande est de 6 000 mégawatts. Ainsi, près de 60% de la population du Bangladesh (qui compte 150 millions d’habitants) n’ont pas accès au réseau électrique. En conséquence, ce pays, en très grande demande d’énergie et qui bénéficie d’un climat propice, est celui qui a affiché le développement de la technologie de l’énergie solaire le plus rapide au monde.

L’adoption de l’énergie solaire au Bangladesh a montré une hausse fulgurante - surtout en considérant qu’en 2002, seuls 7 000 foyers utilisaient cette énergie. Aujourd’hui, selon Nazmul Haq (de la Société de développement des infrastructures, IDCOL), ce sont cinq millions de personnes qui bénéficient de l’énergie solaire. “C’est la plus forte expansion au monde de l’énergie solaire. Nous avons franchi le seuil du million avec plus de 18 mois d’avance sur le programme (et) le nouvel objectif que nous nous sommes fixé est de passer la barre des 2,5 millions d’ici 2014”, a t-il dit.

La société IDCOL s’occupe de financer des projets liés à l’énergie propre, et elle a bien vu les avantages de l’énergie solaire, dans la mesure où de nombreux foyers au Bangladesh ne sont pas reliés au réseau électrique national. Avec l’aide des ONG, les ménages pourraient financer l’achat de panneaux photovoltaïques en payant de petites mensualités. Si seulement les panneaux solaires pouvaient être aussi abordables en Occident !

(Lire l’article en anglais sur Inhabitat.com, image via idcol.org)

Tags : Inde, Asie, Bangladesh, énergie propre, énergie solaire, panneaux solaires, panneaux photovoltaïques, électricité, reseau électrique,

Japon : comment traiter 25 millions de déchets suite au seisme et au tsunami ?

Après le séisme et le tsunami dévastateurs qui ont frappé le Japon, le pays doit maintenant faire face à un autre problème : rassembler et traiter les 25 millions de tonnes de déchets provoqués par les destructions qui ont touché les préfectures de Miyagi, Iwate et Fukushima (le séisme de Kobé en 1995 avait produit 18 millions de tonnes et l’ouragan Katrina en 2005 détient le record avec 90 millions de tonnes). Cela pourrait constituer une menace environnementale en raison de la contamination par le sel marin, notamment. Ces déchets ne concernent pas que le Japon. Emportés par la mer, ils traversent l’océan Pacifique et devraient atteindre les côtes hawaiiennes d’ici un à deux ans.

Les déchets à traiter sont composés pour une part importante de bois (un 1/4 des déchets du tsunami) et devraient donc être incinérés. Mais comme ces déchets sont souillés, cela pose un autre problème : les émanations de chlorure d’hydrogène. Suite au tsunami, les déchets sont saturés en sel, et au moment de les brûler, le chlore (contenu dans le sel) se combine avec l’hydrogène (contenu dans les déchets) et forme du chlorure d’hydrogène. C’est un gaz corrosif dangereux pour l’homme, ainsi que pour les incinérateurs et les installations actuelles, qui ne sont pas adaptés pour traiter ce genre de déchets. La préfecture de Miyagi prévoit de construire sept incinérateurs dédiés aux déchets du séisme. Le gouvernement et les autorités locales cherchent aussi des solutions pour dessaler les déchets avant de les brûler (eau de pluie, rinçage). Mais un autre problème se pose : celui du stockage de l’eau contaminée par le sel et autres substances toxiques.

Le Japon a mis en place un programme d’élimination, d’évacuation, de stockage, de tri et de traitement des déchets étalé sur 3 à 5 ans, bien que, selon les autorités locales, cela prendra sans doute beaucoup plus de temps pour mettre ce projet en oeuvre. “Plus un pays est riche, plus les déchets post-catastrophe sont diversifiés, mélangés, considérables et toxiques”, souligne l’association Robin des Bois, qui alerte sur les problèmes que les filières du recyclage vont rencontrer. De nombreuses installations industrielles ont été dévastées, entraînant “des pollutions diffuses d’hydrocarbures, de PCB, de pesticides, de peintures, de médicaments et d’autres toxiques”. Les déchets recyclables sont souillés, et le séisme à produit “de un à deux millions” de composants et équipements électriques et électroniques (DEEE) ainsi contaminés. Quant aux plastiques, véhicules, métaux, ils seront envoyés dans d’autres pays (Chine, Corée du Sud, Taïwan), mais il n’est pas sûr que ces pays les acceptent “à cause des suspicions de contamination par des poussières radioactives.”

(Lire l’article sur Actu-Environnement.com)

Tags : séisme, tsunami, Japon, déchets, recyclage, pollution, sel marin, DEEE, Kukushima, radioactivité, chlorure d’hydrogène, chlore, hydrogène, incinérateur, santé, environnement,

Ce que voit la caméra d’un astronaute / What an Astronaut’s Camera Sees

Une visite intime, en haute définition, des paysages les plus impressionnants de la Terre, enregistrés par les caméras numériques des astronautes. Justin Wilkinson, de l’équipe des astronautes de la NASA, décrit les images que contemplent ces hommes de l’espace lorsqu’ils ont un moment de libre. De la côte de Namibie au Lac Salé en Utah, en passant par la grande mer de sable orientale, le mont Etna en Sicile, la péninsule Qindoa enneigée sur la côté pacifique de la Chine, les régions orageuses recouvrant le bassin amazonien ou encore les montagnes Zagros en Iran et les dizaines de volcans dans les Andes chiliennes, découvrez la richesse et la subtilité des visages qu’offre notre planète à ceux qui ont la chance de l’observer depuis l’espace !

via leshumains

“Plastic State of Mind”: une campagne en musique pour lutter contre l’utilisation des sacs en plastique

Reprenant la célèbre chanson de Jay-Z and Alicia Keys, “Empire State of Mind”, ce clip nous alerte sur l’impact et les conséquences de notre utilisation inconsidérée de sacs en plastique dans notre vie quotidienne. Il montre comment ces sacs empoisonnent la planète et polluent l’environnement (leur fabrication produit des gaz à effet de serre et des substance toxiques, ils ne sont pas biodégradables et épuisent les ressources fossiles, le pétrole), comment le plastique est nocif pour notre santé (on le retrouve dans notre nourriture), pour la faune et la flore, notamment pour les Océans et pour les animaux marins (chaque année, 100,000 mammifères marins, des tortues, des oiseaux et un nombre incalculable de poissons meurent à cause des plastiques rejetés en mer). On estime entre 500 milliards et 1 trillion le nombre de sacs plastiques utilisés par les consommateurs quotidiennement dans le monde. Soit près de 1 million de sacs par minute, ou 150 sacs par personne et par an. Et les chiffres augmentent.

Cette campagne nous invite à changer nos habitudes de consommation et à lutter contre un emploi trop systématique des sacs en plastique.

(Plus d’info sur le site de Green Sangha.org, source LesHumains)

June 14, 03:52 PM

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Des miroirs sur la Lune pour éclairer la Terre ?

Des scientifiques japonais ont dévoilé des plans pour transformer la Lune en une gigantesque “boule à facettes” opérée par des robots télécommandés, capable de répondre aux besoins énergétiques de toute la planète. Grâce à cet ambitieux projet, 13.000 terawatts d’énergie solaire pourraient être transmis, en continu, à des stations de réception sur Terre, soit en utilisant des laser soit par micro-ondes.

Les plans ont été dévoilés par la division de la recherche du géant de la construction Shimizu Corporation, et résulteraient en un “ruban” de 11.000 km de long et 400 km de large, s’étirant autour de l’équateur de la Lune. Les antennes transmettant la puissance feraient 19 km de diamètre. Le terrain lunaire pourrait être utilisé pour faire de l’eau, du béton, l’oxygène et la céramique nécessaire au projet, avec l’aide de robots pour niveler le sol accidenté par les cratères et mettre en œuvre un système de rails afin d’acheminer les matériaux et d’assurer la maintenance.

Il n’existe pas de calendrier pour un tel projet, mais Shimizu Corporation déclare sur son site Internet que “passer de l’exploitation économique de ressources limitées à l’utilisation sans limite d’une énergie propre est le rêve ultime de toute de l’humanité”.

Lire l’article en anglais sur The Times of India.com et l’article en anglais du Daily mail

Tags : Lune, technologie, science, énergie solaire, Japon, Japonais, Terre,  énergie propre, besoins énergétiques, électricité, robot, ressources


Des géologues plaident pour la reconnaissance de “l’époque humaine” dans l’évolution de la Terre

Des experts veulent faire reconnaître l’empreinte humaine dans les relevés géologiques comme la marque d’une époque nouvelle : l’Anthropocène.

Selon un groupe de géologues influant, il y a maintenant des preuves manifestes que l’Homme a eu un tel impact sur la planète que nous sommes entrés dans une nouvelle phase du temps géologique : l’Anthropocène. Dans des millions d’années, des géologues extra-terrestres pourront identifier une bande influencée pas l’Homme dans les couches de roches accumulées, de la même manière que nous pouvons voir l’empreinte des dinosaures au Jurassique, ou l’explosion de la vie qui marque le Cambrien. Les scientifiques réclament à présent que la nouvelle époque soit officiellement reconnue.

“Nous ne savons pas ce qui se passera au cours de l’Anthropocène”, dit le Professeur Erle Ellis, géographe à l’Université du Maryland, “mais nous devons penser différemment et globalement, pour devenir propriétaires de la planète”.

L’Anthropocène est un terme conçu en 2002 par le prix Nobel Paul Crutzen, signifiant “l’Âge de l’Homme”, qui prend acte de l’établissement de notre espèce comme force géologique à part entière, au même titre que les astéroïdes bombardant la terre ou les volcans recouvrant la planète. Les géologues prédisent que notre empreinte géologique sera visible, par exemple, à travers les matériaux radioactifs résultant des essais de bombes nucléaires, la pollution par les plastiques, les niveaux accrus de CO2 et l’extinction d’espèces massive induite par l’Homme.

Le géologue Dr. Jan Zlasiewicz, de l’Université de Leicester, estime qu’une reconnaissance formelle de l’époque pourrait avoir une grand impact au-delà de la communauté des géologues : “accepter officiellement que les actions humaines ont un effet sur la structuration de la Terre peut avoir un impact, par exemple, sur les lois concernant les mers ou le comportement des gens”.

Par le passé, les changements géologiques sur une échelle suffisamment grande pour mériter de définir une nouvelle époque ont résulté d’événements tels que l’éruption de supervolcans ou une collision catastrophique avec une météorite. Aujourd’hui, au lieu de n’être que l’une des millions d’espèces sur la planète, les humains sont devenus le facteur déterminant – l’espèce qui guide et contrôle – et nombre des changements que nous induisons laisseront une marque permanent dans les roches.

Le Groupe de Travail sur l’Anthropocène au sein de la Commission Internationale de Stratigraphie, qui est chargé de délimiter formellement les âges géologiques, s’est réuni à Londres le mois dernier pour discuter des éléments démontrant que la planète était entrée dans une nouvelle époque géologique. Le signal géologique sera manifeste via l’extraction minière à l’échelle industrielle, l’établissement de barrages, la déforestation et l’agriculture, ainsi que via la concentration du carbone dans l’atmosphère et des nitrates dans l’océan. Même la présence des premiers matériaux chimiques produits par l’Homme, comme les PCBs, les retombées radioactives ou les modestes sacs en plastique pourront être mesurés dans des millions d’années.

Placer les humains au centre de l’activité de la planète représente un changement de paradigme dans la manière dont les géologues considèrent généralement notre espèce – un simple frémissement sur la longue échelle de temps de la Terre. Il y a eu sept époques depuis que les dinosaures se sont éteints il y a environ 65 millions d’années. La dernière fois que nous avons franchi une frontière géologique, pour entrer dans l’Holocène il y a environ 12000 ans, à la fin de la dernière période glaciaire, nous n’étions qu’une espèce insignifiante, juste l’un des quelques hominidés luttant pour survivre dans un monde où tant de nos cousins, comme Homo erectus, n’y étaient pas parvenus.

Aujourd’hui, notre influence sur le climat et les autres espèces ont un impact planétaire. “L’analyse des fossiles révélera une disparition massive d’espèces de plantes et d’animaux, et également la présence d’espèces très invasives – animaux et plantes que nous avons répandus sur toute la planète”, dit Zalasiewicz. Le groupe de travail doit encore réunir certains éléments avant de présenter ses résultats au comité de stratigraphie, “et ensuite la vraie bataille commencera”. “Ce sont des débats longs et pointilleux, dit Zalasiewicz, chargés d’acrimonie et de questions de nationalisme. Certains membres sont très prudents et jugent prématuré de définir l’Anthropocène, dans la mesure où l’Holocène n’a été en vigueur que pendant une courte période à l’échelle géologique. D’autres époques ont duré des millions d’années.” D’autres pensent que la nouvelle époque est bel et bien apparue, et qu’il nous appartient d’en reconnaître les implications pour la planète. “Nous l’avons forcée, nous l’avons achetée, nous la possèdons”, dit Ellis. “Maintenant, nous devons en prendre la responsabilité.”

(Lire l’article en anglais du Guardian)

tags : géologie, géologue, époque humaine, Anthropocène, Homme, impact, activités humaines, temps géologique, empreintes, espèce, pollution, CO2, extinction d’espèce, Terre, carbone, facteur déterminant, radioactivité, paradigme, Holocène, Homo erectus, climat, espèce invasive, planète

Une étude mondiale analyse le péril climatique pour des millions de pauvres

Des millions de personnes vivant déjà dans la pauvreté sont sous la menace directe de conditions climatiques plus chaudes et plus variables qui menacent les rendements agricoles et le bétail. Telle est la conclusion d’une étude mondiale sur le changement climatique “hotspots” (“points chauds”).

L’étude identifie les régions où des millions de personnes vivent déjà tout près de la limite en termes de sécurité alimentaire, et intègre ensuite l’impact attendu des changements concernant la température, la pluviométrie et d’autres facteurs, jusqu’en 2050. Il en résulte l’une des études de ce type les plus approfondies, qui met en lumière les pays les plus vulnérables à des saisons agricoles plus courtes et plus chaudes, à la variation des pluies, à la pauvreté endémique et à l’accroissement de la population.

Dans les décennies à venir, certaines zones risquent de ne plus pouvoir faire croître des cultures, ou bien de nouvelles espèces agricoles devront être plantées, tandis que l’augmentation des régions sujettes à l’insécurité alimentaire pourrait entraîner des migrations massives, une augmentation de l’aide alimentaire et l’extension du commerce de nourriture dans les régions vulnérables.

“Les pays vont devoir comprendre qu’il leur faudra investir pour déplacer leurs productions vers d’autres régions. Je pense que c’est aussi radical que cela”, dit Bruce Campbell, directeur du programme CCAFS (Changement Climatique, Agriculture et Sécurité Alimentaire), qui a établi le rapport. “Nous pouvons forcer et améliorer les choses pour un temps, mais je ne suis pas convaincu qu’une adaptation progressive fonctionnera”, a dit Campbell à Reuters à Copenhague, ajoutant que des migrations de masse étaient inévitables.

Le CCAFS fait partie du CGIAR (Groupe Consultatif sur la Recherche Agricole Internationale), un groupement mondial d’organisations de recherche financées par des gouvernements et de l’argent privé.

Selon les chercheurs, les pays les plus vulnérables sont en Afrique et en Asie du sud, mais c’est le cas aussi de certaines régions de la Chine et de l’Amérique latine.

Ils se sont intéressés à une série de seuils basés sur les prédictions de changement relatifs aux températures et aux pluies, pour déterminer quelles régions deviendront encore plus vulnérables qu’aujourd’hui. Par exemple, les chercheurs ont cartographié les zones où les températures maximales moyennes basculeront d’au-dessous de 30°C à au-dessus de ce niveau. De nombreuses récoltes sont sensibles à la température, et les rendements du riz, du maïs et du blé commencent à chuter lorsque les températures s’élèvent au-dessus de 30°C.

La carte montre que de vastes zones en Afrique, en Amérique latine et dans sud-est asiatique seront affectées. Une réduction de seulement 5% de la durée de la période de croissance des plantes cultivées peut avoir un impact majeur sur les rendements, indique cette étude.

De vastes zones autour des tropiques sont déjà vulnérables à une pluviométrie variable, et les chercheurs indiquent que l’augmentation de cette variabilité accroîtra les risques liés à l’agriculture.

Pour compléter le tableau des risques, et afin d’obtenir une vision globale de la situation, ces cartes indiquant les niveaux de danger ont ensuite été comparées aux cartes de vulnérabilité à la sécheresse et aux inondations, aux cartes de rendements des différentes cultures et à celles des indicateurs de pauvreté, comme la malnutrition infantile.

“Lorsque l’on superpose toutes ces cartes, elles révèlent les endroits à travers le monde où l’arrivée de conditions stressantes pour les cultures pourrait être particulièrement désastreuse“, indique Polly Ericksen, de l’Institut de Recherche International sur le Bétail de Nairobi (Kénya), qui fait partie du CGIAR. Par exemple, il y a près de 400 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire dans de vastes régions d’Asie du sud et des parties de l’Afrique sub-saharienne qui sont très fortement exposées à un raccourcissement de 5% de la saison de croissance des cultures.

De nouvelles variétés agricoles pourront aider, comme le riz ou le maïs résistants à la sécheresse et aux inondations. Mais certains régions devront déplacer la production vers d’autres lieux, ou faire croître des cultures totalement différentes.

(Lire l’article en anglais sur Reuters.com)

Tags :  pauvreté, conditions climatiques, changement climatique, agriculture, insécurité alimentaire, hausse des températures, population, migration massive, culture, récolte, commerce, CCAFS, CGIAR, rendement, sécheresse, inondation, pauvreté, malnutrition, croissance

Une Grand Muraille Verte pour lutter contre le désert

La GMV (Grande Muraille Verte) est un projet ambitieux, initié, entre autres, par Abdoulaye Wade, Président du Sénégal. Lancé en 2005, il vise à lutter contre la désertification, la sécheresse (qui en 1970 et 1980 a décimé le bétail et la population), le changement climatique et la pauvreté en Afrique. Cette grande muraille s’étendra, à terme, de l’ouest à l’est de l’Afrique, couvrant 7.600 km en passant par le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée et l’Ethiopie. Ce projet est suivi de près par les scientifiques français et africains. Le Sénégal participe bien sûr à son financement, ainsi que l’UE.

Ce véritable mur de verdure se présente sous la forme d’une bande de 15 km de large, dont la plantation a commencé en 2008 au Sénégal. Elle est composée de différentes espèces végétales et est entourée de 5.000 km de pare-feux destinés à empêcher les incendies. Elle est alimentée en eau par des forages, des bassins de rétention de l’eau de pluie, et par le fleuve Sénégal. Des pépinières et des jardins de fruits et légumes sont apparus le long de la GMV, gérés par les femmes de Tessékéré-Widu (Sénégal).

Un des buts de la GMV est d’aider les populations rurales (majoritairement des éleveurs Peuls) à mieux vivre dans un environnement parfois hostile, semi-aride ou désertique, en le valorisant, en le transformant et en utilisant une technique adaptée à la gestion et à l’entretien des écosystèmes locaux, en harmonie avec les populations sur place. Cela permettra de lutter contre l’immigration. La GMV aura aussi un impact “sur l’environnement, les activités humaines, la santé, les régimes alimentaires et le bétail”, selon M. Boëtsch, qui dirige l’Observatoire Hommes-Milieux (OHM) créé à Tessékéré par le CNRS et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

(Lire l’article plus en détail ici)

Tags : Grande Muraille Verte, GMV, Afrique, désertification, pauvreté, santé, agriculture, désert, environnement, population rurale, Peul, OHM, changement climatique

Un ordinateur qui refroidit

En Suisse, des chercheurs travaillent à la fabrication d’un ordinateur quantique, qui non seulement ne dégagerait pas de chaleur, mais pourrait même produire du froid.

Les ordinateurs quantiques n’existent pas encore, mais si leur mise au point est possible, ils seront beaucoup plus puissants que les ordinateurs classiques, car ils réaliseront un grand nombre d’opérations ordinaires en une seule, et pourront stocker pratiquement une information élémentaire par atome ! Leur avènement pourrait également résoudre un problème majeur des ordinateurs actuels : la production de chaleur. Celle-ci est liée à l’effacement irréversible des données dans les ordinateurs classiques, qui dissipe de l’énergie. Ce problème est de plus en plus important à mesure que la taille des processeurs diminue.

Selon Renato Renner, professeur de Physique théorique à l’EPFZ (Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich), “le processus de miniaturisation des ordinateurs va buter à un moment donné sur des limites techniques”. Les ordinateurs quantiques pourraient s’appuyer sur des processus physiques réversibles, ne dégageant pas de chaleur. “Il s’agit pour l’heure d’un travail purement théorique”, précise M. Renner, mais il estime que des ordinateurs “à refroidissement” pourraient être commercialisés d’ici à 30 ans. En attendant, une phase expérimentale va pouvoir débuter, à l’Université de Singapour…

(Lire l’article sur 20Minutes.fr)

Tags : ordinateur, chaleur, énergie, miniaturisation, technologie, processus, quantique, froid, refroidissement

Louis Palmer, Suisse - Champions de la Terre

Dans une version verte du fameux voyage de Jules Vernes, l’aventurier Louis Palmer a conduit avec succès l’an dernier une flotte de véhicules électriques autour de la Terre. Les équipes de la “course zéro” ont traversé le globe en 80 jours, attirant l’attention sur deux défis environnementaux majeurs auxquels le monde doit faire aujourd’hui face : le besoin de moyen de transports plus durables et de sources d’énergie plus propres.

Tags : Jules Vernes, Louis Palmer, véhicule électriques, “course zéro”, environnement, transport, voiture électriques, énergie durable, énergie propre

L’UNESCO présente l’équation gagnante : “1 fille + éducation = un avenir meilleur”

Alors que plus de la moitié des 140 millions d’enfants et d’adolescents maintenus hors du système éducation sont des filles, il est prouvé que l’éducation des femmes a un impact particulièrement positif sur la réalisation de tous les MDG (Millenium Dévelopment Goals), les “objectifs de développement du millénaire”, comme l’amélioration de la santé et de la prévention du SIDA, la réduction du chômage et l’augmentation des revenus, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, ou le renforcement des familles et des communautés.

C’est pourquoi l’UNESCO travaille à l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité de l’éducation des filles à travers le monde, et soutient financièrement les pays impliqués dans la mise en place de systèmes d’éducation primaire de qualité, destinés à tous. L’UNESCO fournit des repas pour les écoles et encourage les parents à envoyer plus de filles en classe. Elle soutient également des programmes aidant à réduire le nombre de mariages prématurés en gardant les jeunes filles à l’école. L’éducation peut changer la vie d’une fille, et “ce changement commence par vous et moi”. Ensemble, nous pouvons atteindre l’éducation universelle et promouvoir l’égalité des genres. Telle est donc l’équation proposée par l’UNESCO : “1 fille + éducation (+ vous et moi) = un avenir meilleur”.

(Pour plus d’information, contacter exoff.educ@unesco.org)

Tags : éducation, filles, femmes, UNESCO, système éducatif, MDG, Millenium Dévelopment Goals, éducation primaire, égalité des genres, avenir

Posts

January 21, 10:45 AM

Extra-vacante
à contretemps
Inutile.
La
fondamentale
poésie
Est
L’essence musicale de tout ce qui est, fut, sera !

Inutilement, pour rien…

Le poète
navigue immobile
à grand infini

Galaxies des connaissances inutiles
Amas des nébuleuses ivres
Au delà du delà du delà de la lumière
Au delà du delà du delà de la gamme des sons

Inutilement, pour rien.
Le poète soutient la Vraie Vie

אמן
t.0

Sūtra du Cœur:

Aller, aller, aller au-delà, au-delà du par delà, que l’éveil soit réalisé!
Tadyathā om gaté gaté pāragaté pārasamgaté Bodhi Svāhā

  

November 03, 10:29 AM

« Il est de la première importance de ne pas s’accrocher au vide ».

Ici, la forme c’est le vide*

Un jour, au cours d’une audience, l’empereur posa maintes questions à Hui-chung, qui ne le regarda même pas.
Contrarié, l’empereur dit : « Je suis l’empereur du grand T’ang. Comment se fait-il que mon maître ne daigne même pas me regarder ? »
Hui-chung lui demanda en retour : « Votre Majesté voit-elle l’espace vide ? »
« Oui » répondit l’empereur.
« L’espace vide cligne-t-il de l’œil à Votre Majesté ? »
La conversation s’arrêta là.

Vide et vacuité

Après avoir parlé du « véritable vide de la nature de soi », le maître mit aussitôt ses auditeurs en garde contre le trop grand attachement au mot « vide » :
« Mes amis, dit-il, quand vous m’entendez parler du vide, ne vous accrochez pas, je vous en prie, au vide.
Il est de la première importance de ne pas s’accrocher au vide ».

Marcher sur le chemin du Vide

— Quand tu as tué ton père et ta mère, tu te confesses au Bouddha. Mais quand tu as tué Bouddha, à qui te confesses-tu ?
— Vacuité !

Celui qui sait, ne parle pas.
Celui qui s’exhibe n’existe pas.
Celui qui EST, est silencieux, discret et vide.
Être est l’évidence de Soi-même à soi-même !
Sans aucun intermediaire, serait-ce l’invisible !

L’Être essentiel n’a pas besoin de reconnaissance.
Si le Vide avait besoin d’être vu pour exister, il cesserait d’être le Vide.

L’Être Est ! Et puisqu’IL Est, Il n’a nul besoin de justifier son existence!
Il Est comme s’Il n’était pas.
Il Est comme un point imaginaire.

« Il Est » est d’une telle simplicité qu’il passe inaperçu.
Heureusement !

Rejeter le masque de la “personne” et vivre ouvertement avec le “visage originel”
Face à face… effacé
Vacuité

אמן
t.0

*Sutra du Coeur
Aller, aller, aller au-delà, au-delà du par delà…

September 06, 02:14 PM

Fin de mascarade

j’ai mis longtemps à ôter tous mes masques, mais en enlevant mon dernier masque, j’ai retrouvé l’enfant que j’étais… avant que je ne porte de masques !

Maintenant démasquée, je chevauche le vent
Je m’enivre de vide.

Je nage dans les vagues des brumes irisées
Je m’habille quelque fois d’arc-en-ciel.

La vacuité me comble de joie
Le Rien me remplit de plénitude.

Tu me demandes : “Pour qui te prends-tu ?”

Aucune idée…

Nada !

אמן
t.0


L’unique Trait du Pinceau - Shitao

On n’écrit pas l’histoire d’un rêve, on s’en éveille.

August 13, 03:20 PM

L’infini a toujours posé problème.
Du point de vue du fini, il n’y a pas de réponse. Et du point du vue de l’infini… il n’y pas de question !

Rappel

Je Suis !
Je Suis (est) le Lieu Unique.
Je Suis (est) la Vivante dans la Vie.
Je ne Suis que Commencement sans fin.
Infinie, Je m’étends encore, Absolument !
Je Suis le Mouvement et le Repos
Je Suis Une, indivisible.
Je Suis sans cloison étanche.
Je Suis l’Ouverture de l’Ouvert !
L’Univers est mon Corps.
Stable à l’intérieur de l’infinité de mes mouvements, Je Suis !

אמן
t.0

Signe, Signifiant, Signifié…
Entendre l’appel, c’est y répondre : Me Voici !

Le Rappel est adressé à un nombre d’Hommes infiniment petit - mais pas insignifiant - qui ne se satisfait pas de l’état de somnambulisme dans lequel est plongée la quasi totalité de l’humanité !

Éveille-toi, et rejoins la révolution. La révolution de la conscience. La révolution de l’évolution.
Eveille-toi ! Car il y a quelque chose qu’il faut faire naître ici, et que le monde n’a pas encore vu.

Veiller est tout.
Photo : ESO

May 07, 02:39 PM

Voici l’histoire d’une idiote, ni plus ni moins idiote que cette foule d’idiots avec laquelle elle partage son existence dans cette Ville Lumière…

L’idiot est arrivé un jour dans une grande ville. Il fut véritablement dérouté, et totalement déconcerté par la multitude qui emplissait les rues. Jamais il n’avait vu une cité si vaste, et tout cela l’étourdissait.

“Je me demande comment les gens arrivent à ne pas se perdre de vue eux-mêmes – à se rappeler qui ils sont – dans un endroit pareil !”, murmura-t-il d’un ton rêveur.
Puis il pensa : “Je dois absolument me rappeler de moi-même si je ne veux pas me perdre.”

Troublé et apeuré, il entra précipitamment dans la première auberge de jeunesse qu’il pu trouver, où on lui attribua un lit. Fatigué, il décida de s’allonger dans le dortoir pour faire une sieste, mais le problème se posa à nouveau. Comment se retrouver lui-même lorsqu’il se réveillerait ?
Il fit part de ses préoccupations à son voisin, qui était un redoutable farceur.

“C’est bien simple, dit le plaisantin, voilà un ballon rempli d’air. Attache-le à ta chevile en signe d’identification, et dors tranquille. Quand tu te réveilleras, cherche l’homme au ballon : ce sera toi !”

“Excellente idée”, convint l’idiot. Quelques heures plus tard, l’idiot se réveilla, chercha le ballon et le trouva attaché à la jambe du farceur, paisiblement assoupi. “Cet homme ne peut être que moi”, pensa-t-il. Soudain, pris d’une peur frénétique, il se mit à frapper l’autre sans retenue.

“Réveille-toi ! Ton idée n’était pas la bonne !” Le dormeur ouvrit les yeux en sursaut, et tentant de le calmer, demanda à l’diot ce qui n’allait pas. L’idiot montra alors le ballon attaché à la jambe du farceur.

“À cause de ce ballon, je peux dire que tu es moi. Mais alors, pour l’amour du ciel, si tu es moi, QUI SUIS-JE ?”

Nous sommes tous des enfants du manque.

Nous éprouvons tous une incomplétude foncière, une absence que nous cherchons à combler (sans même forcément le savoir). Le sujet est immense et comporte des variations quasi infinies.

Un manque, si évident qu’il devient son propre voile, est celui de la connaissance de soi. Rares sont ceux qui cherchent à savoir qui ils sont en réalité. Ceux qui posent cette question sont souvent considérés comme “fous”, ou dans le meilleur des cas de doux fêlés. Ils dérangent tous et partout. À commencer par les “religions établies”, car ayant la certitude de la réponse elles considèrent que la question n’a pas de sens, et qu’elle est susceptible de troubler inutilement les esprits. Néanmoins, ceux qui cherchent l’Être ne veulent, ni ne peuvent ne pas chercher à savoir, car ils disent eux-mêmes qu’ils sont comme un néant, un trou noir, une excentricité qui a besoin de l’Être pour être.

Ce sont ces gens-là qui, depuis la nuit des temps, tel le juif errant, cheminent sur les routes de l’existence à la recherche de leur identité propre, de cet Inconnu qui est soi-même.

La réponse à leur question “Qui suis-je ?” — la seule, à mon avis, qu’il vaille la peine de se poser — ils la disséminent çà et là, tels de petits cailloux, sur tous les chemins de la Vie !

La Vie est partout présente, disent-ils. Partout, il y a des hommes. Tous ces hommes ne sont en vérité qu’un seul et même, toujours le même, du pareil à moi… L’autre aussi, c’est moi. D’ailleurs, tout comme moi, ne dit-il pas “moi” lorsque il s’adresse à soi-même ? Alors, qui est ce moi qui parle, ce moi qui est à la fois “moi” et “non moi” ?

Et qui serait donc ce Super Moi, dont parlent justement les religions : cet être Unique, cet Inconnu, D.ieu ?

Pour les Idiots mystiques, la réponse est simplisssimme. Ayant posé la question tout simplement, ils ont au fil de leurs vagabondages réalisé que se poser la question du moi (”qui suis-je ?”) et la question de l’Être (D.ieu), c’est se poser la même question : de fait, l’apparition de l’un entraîne l’apparition de l’autre, la disparition de l’un entraîne la disparition de l’autre…

L’idiot de l’histoire n’est qu’au début de cette révélation, somme toute si simple…

“Si tu es moi, alors qui suis-je ?”

Si je dis moi et que tu dis moi, le problème reste insoluble. Le problème est donc “Moi”. C’est Moi qui décide que l’être est ailleurs. C’est Moi qui empêche l’Être d’être pleinement. Comme un poisson au milieu de l’océan, Moi s’interroge sur la nature de l’eau et ne voit pas qu’elle l’entoure de toute part.

Et de même qu’il n’y a qu’une seule mer, il n’y a qu’un seul Être, un seul homme. La réponse à la question du moi, à cette quête éperdue d’identité, la seule réponse qui puisse combler le manque, ce trou noir béant qu’est l’existence humaine, ne serait-elle pas simplement : “Je suis Toi, et Toi c’est Moi” ?

À mon sens, c’est une évidence. Nous sommes un seul et même.

Si simple, si proche, si vrai, et si fou, n’est-ce pas?

Il faudrait vraiment être Idiot pour y croire…

אמן
t.0

*via Idries Shah, maître Soufi
*Nijinsky 1990 - Maurice Béjar / Jorge Donn

April 20, 09:32 PM

Selon une très ancienne tradition, “quand souffle le vent solaire” le moment est arrivé de rechercher la Réalité qui est au-delà des apparences de l’être humain.

Nous sentons et ressentons tous que “quelque chose” se passe. Quelque chose sur quoi nous n’avons apparemment aucune prise… Quelque chose se passe… Rien ne va plus. Les jeux seraient-ils déjà faits ?

La terre tremble, les âmes tremblent, le temps s’accélère, pendant que nous nous accrochons à un monde à jamais révolu, à des ombres errantes.

Des milliers d’êtres sont déroutés, empruntent des chemins hostiles, se noient sur des routes maritimes au bout desquelles aucun port ne les attend. Aucune terre pour les sans-terre ? Pas de famille d’accueil pour les membres de la famille, de la seule famille à laquelle nous appartenons tous ?

Absurditas : “Qu’ils restent chez eux ! Chacun chez soi…”

Chacun chez soi dans une Terre appartenant à tous ?
De quel “soi” parlons-nous, lorsque nous servons de soi pour exclure justement soi-même ?
Ne sommes-nous tous des hommes, sur une Terre des hommes ?

Ce qui a été n’est plus, ce qui va être n’est pas encore. Une seule certitude : la mutation ou, mieux, les mutations.

D’un côte l’homme augmenté avec de plus en plus de puissance, de longévité, de droits, et de l’autre l’homme diminué, humilié, chassé, expatrié, enterré ?

Tremblements, secousses, soulèvement de la terre et des hommes. Avons-nous perdu l’équilibre de façon irréversible, ou tout cela n’annonce-t-il rien d’autre qu’un nouvel équilibre, une harmonisation des hémisphères ?

Allons nous, enfin, vers l’émergence d’une réelle humanité, ou sommes-nous en train de nous éloigner définitivement de notre humanité ?

J’aime à penser que la réponse dépend (encore) de chaque un de nous !

J’aime à penser… mais il est fort probable qu’en réalité :

Le vent nous emportera sans qu’aucune trace n’en puisse être trouvée…

En tout état de cause… bénie sois la Vie !

אמן
t.0

*Basho

January 24, 08:41 PM

Être LÀ ! Tout et rien

Temps ouvert, espace ouvert, silence infini, stupéfaction multidimensionnelle.
Flamboiements du soleil de minuit.
Danse, ô atone, danse !
Qu’attends-tu pour faire danser tes atomes ?

Des flammes vivaces surgissent les filles du feu
Danse, ô atone, danse !
Prends le feu de ton éternel promise
Fiance-toi à toi-même !

Comme luit le soleil dans une goute d’eau… comme se manifeste l’esprit vêtu d’une étoffe de vent invisible, Tu pénètres en tout et partout, doucement, tendrement, amoureusement, ô Divine Bonté !

Murmure

La véritable essence de l’être humain est la Bonté. D’Elle vient toute merveille, et sa puissance est totale. Elle est le Bien suprême, l’Essence de tout ce qui est, fut et sera. Elle est la Vérité, la Réalité et la Beauté. Elle est la Vie, l’Authentique, la Vraie.

Salut par milliards de saluts, à la Pure Bonté gracieuse, gratuite, Intelligence Suprême du cœur aimant. Discrète et Sécrète, qui n’attend, dans l’intime de Soi-même, aucune récompense en retour.
Grâce sur Grâce !

אמן
t.0

 

La Divine Douceur

 

La divine douceur est paix, profonde paix, paix miséricordieuse, apaisement.

C’est une main douce et maternelle, qui sait, qui conforte, qui répare sans heurt, qui remet dans la juste place.

C’est un regard comme celui de la mère sur l’enfant naissant. C’est une oreille attentive et discrète, que rien n’effraie, qui ne juge pas, qui prend toujours le parti du bon chemin d’homme, où l’on pourra vivre même l’invivable.

Elle est ferme comme la bonne terre sur qui tout repose. On peut s’appuyer sur elle, peser sans crainte. Elle est assez solide pour supporter la détresse, l’angoisse, l’agression, pour tout supporter sans faiblir ni dévier. Elle est constante comme la parole du père qui ne plie pas. Ainsi est-elle le lieu sûr où je cesse d’être à moi-même frayeur.

C’est pourquoi c’est sottise de la croire faiblesse. Elle est la force même, la vraie, celle qui fait venir au monde et fait croître. L’autre, celle qui détruit et tue, n’est que l’orgie de la faiblesse.

Mais la divine douceur est une douce fermeté, car pas un instant elle ne blesse le cœur, elle ne meurtrit ce qui est au cœur de l’homme, où il trouve vie.

La divine douceur sauve tout, elle vient tout sauver. Elle ne désespère jamais de personne. Elle croit qu’il y a toujours un chemin. Elle est inlassablement inlassable à enfanter, soigner, nourrir, réjouir et conforter.

 

La divine douceur est charnelle, elle est du corps. Elle ne se passe pas en idées et discours, en décisions, en états d’âme. Elle ne se soucie pas d’exhorter ou d’expliquer.

Elle est dans les mains, le regard, les lèvres, l’oreille attentive, le visage, le corps entier. Elle est dans les gestes du corps. Elle est l’âme aimante du corps agissant. Elle est la beauté aimante du corps humain.

La divine douceur est sans preuve. Elle ne se donne pas par des arguments, des explications, des justifications. Elle paraît naïve et désarmée devant le soupçon ; en fait, elle y est indifférente.
Car elle se goûte.

Pourquoi divine ? Parce qu’elle ne serait pas humaine ? C’est tout l’inverse : elle est divine d’être humaine, entièrement humaine en vérité.

 

Elle est l’amour d’amitié. Elle est l’amour par-delà l’amour, parce qu’elle ne cherche ni preuve, ni satisfaction, ni possession, ni rien de semblable. Elle ne se donne pas par devoir, mais par goût. Elle ne sait même pas qu’elle se donne. Elle est d’un naturel exquis.

Elle peut se faire service, et de mille façons. Mais elle est d’abord elle-même, ô douceur divine, et ce don-là précède tous les autres.

Elle est présence, elle est hospitalité, elle est parole échangée. Elle est compassion. Elle est la discrétion même.
Oh, qu’elle est désirable ! Elle est le sel de la vie.

 

Maurice Bellet

 

Photo © Frank Kee Photographer / God Spilled the Paint

December 21, 02:19 PM

Je suis devenue zéro.
Si ce qui je suis ne vous convient pas, je m’en balance tendrement ! S’il me reste un zeste d’encombrement, il se limite au choix des masques. Je ne plus besoin de plaire et encore moins de déplaire. Ni de convaincre ou d’être convaincue. De croire ou de ne pas croire.
Je suis devenue zéro.
Je n’ai plus rien à gagner ou à perdre. Je n’aurai plus jamais une expérience semblable à celle qui m’a fait perdre tous mes repères… Jamais une plus grande merveille.
Je suis devenue zéro.
Je suis n’importe qui. J’ai acquis le droit de faire et de dire ce que je veux.
Alors… je me tais !

אמן
t.0

Calligraphie : “Dans un souffle, deviens le Bouddha!”

November 23, 10:32 AM

“Voici je vous le dis, levez-les yeux et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson » Jean 4:35
Semeurs et moissonneurs.
Ce n’est pas de savoir l’irrealité d’un rêve qui le fait s’évanouir. Nous faisons le constat de ce que nous sommes quand nous réalisons ce que nous ne sommes pas. Les représentations nous abusent, mais la réalité n’a pas de décor. Quand le temps de la cueillette arrive, la preuve du travail accomplit, c’est la moisson. Notre récolte temoigne pour ou “contre” nous !
Le jardinier veritable sait l’inutilité de l’effort dérisoire de tous ceux qui croient encore à la possibilité de préparer la terre pour y déposer la semence, une fois le moment passé.
Il y a un temps pour tout…
La jardinière ne parlera aujourd’hui ni de l’Art du jardinage, ni de l’Art de l’entretien du jardin.
La patience et la persévérance lui ont appris l’humilité (celle de l’humus), cette connaissance essentielle de la terre qui permet de ne pas confondre les différentes modalités du temps.

En labourant son propre champ, elle a compris que le semeur, le moisonneur et la terre à travailler ne font qu’un…

Elle sait maintenant que le travail de jardinage avait pour but de connaitre sa terre, et à travers cette connaissance, de s’accomplir en un jardin véritable.

Le SAVOIR-ÊTRE en est la récolte.

Celui qui ne se connaît pas, et de ce fait ne se transforme pas en se connaissant, ne peut rien connaître. Seul celui qui est formé et transformé, peut être connaissant.

Le savoir-être est la Connaissance, et la Connaissance donne à l’homme son visage et son Nom. Elle remet à l’endroit ce qui était à l’envers.

La jardinière, en labourant sa propre terre, a “reveillé les graines dormantes”.

Elle a respecté les differentes modalités du temps : elle a labouré son champ, laissé la terre se reposer, planté ses graînes, et attendu patiemment la sortie des bourgeons. Elle a pris soin de récolter les graines de certaines plantes, pour pouvoir les replanter, et fait en sorte que les “mauvaises” herbes n’étouffent pas d’autres plantes, sans pour autant les arracher, car elles sont aussi nécessaires à l’équilibre du jardin, à sa permanence… Elle a pris soin de semer des variétés diverses afin que son jardin puisse donner aussi bien des plantes nutritives que des plantes médicinales et des plantes esthétiques. Avec persévérence et un amour infini, elle a veillé à leur entretien. Sans penser aux fruits…

Elle s’est occupée des allées, des portails, ainsi que des palissades du jardin… Elle revenait sans cesse, comme il lui avait été conseillé, au concept-jardin.

Elle a œuvré auprès des abeilles, et avec elles a butiné les fleurs, issues de son propre champ. Elle a été le témoin oculaire du surgissement du miel. Elle a goûté le miel, et en le goûtant, ô merveille, elle s’est savourée elle-même !

Comme le miel, elle a pu être recueillie et concentrée dans un réceptacle qui n’était autre que Soi-même.

Il y a un temps pour tout, et le temps de la cueillette est arrivé.
Un arbre peut-il être un homme, un homme peut-il être un arbre ? *

Cette Terre labourée, cette substance, matière de connaissance, doit être récoltée, faute de quoi elle sera perdue, une fois le réceptacle en cendres dispersé.

Un chant interieur s’élève, venu des essaims d’étoiles bleues, le Vent Solaire en porte les paroles : l’Homme peut hériter de l’Humanité, en veut-il ?

 אמן
t.0

Aabshar, la cascade.

 

Entre-Dire (Interdire, XIIIe; entredire 1174).
Fruit défendu, Interdit !

Le miel de “la Cour des Abeilles”** est aussi connu comme SAF -Substance Absolue de Fraternité !

** Sarmoun-Sarman

*

October 04, 09:14 PM

Depuis toujours, la plupart des religions nous enseignent que le moi est haïssable, que l’on doit y mettre fin et retrouver le Soi cosmique. Depuis toujours il est enseigné que le Monde, avec tout ce qu’il contient, est le Royaume du mal, et que de ce fait le “Paradis” ne peut être qu’ailleurs.

Depuis toujours, on enseigne qu’il faut mourir, quitter définitivement ce corps périssable, pour se retrouver pur esprit dans la vie eternelle !

Depuis toujours on identifie l’homme à son physique, en indiquant bien que son physique est et ne peut-être que le fruit d’un péché, puisqu’il est mortel…

En fait, depuis toujours, on nous enseigne le culte de la mort et le refus du Monde !

Alors, si nous avons ainsi, depuis toujours, affirmé que le moi est haïssable, que le corps physique est le fruit d’un péché, que le monde est un lieu de perdition, pourquoi s’étonner aujourd’hui de cette indifférence universelle, de cette haine de soi dans laquelle nous avons (presque tous) sombré ?

L’enchaînement est implacable : haine de soi induite par le discours religieux dominant, refus des religions qui en résulte, refus résultant de toute forme de transcendance, puis négation de la poésie, matérialisme foncier, cynisme radical, désespérance…

Alors, puisque “D.ieu est mort”, et que “l’autre monde” n’est qu’une chimère, il ne nous reste, pour seule réponse, que le Nihilisme.

Et l’existence se résume à trois petits tours et puis… RIEN !

Rien d’étonnant, dans ce cas, à ce que nous nous soyons tournés vers un monde où seuls comptent le physique, les biens de consommation, et où la jouissance immédiate est l’unique but.

Un monde où l’Être a fini par être presque complètement effacé par l’avoir et le paraître, à tel point qu’Il n’est même plus nommé, et que si d’aventure il lui arrive de l’être, ce n’est que pour être objet de mépris, et faire passer celui qui le nomme pour un demeuré !

Ô la grande méprise des sens, ô l’immense méprise !

Car en vérité, le moi n’est qu’un autre aspect du Soi. Le Monde est sa Terre, le lieu où la graine qui est le moi doit germer pour en faire son paradis, ici et maintenant !

Seulement, il doit accepter de mûrir, car… “Si le grain ne meurt pas…”

Or le moi, cette graine splendide qui devait, en mûrissant, donner naissance à une créature nouvelle, née de l’esprit, à la fois pleinement humaine et divine par son amour, son intelligence et sa créativité, cette graine si prometteuse s’est épuisée dans la contradiction de son état inachevé. Dans l’incapacité de comprendre le monde, de se comprendre, cette graine qui devait être le moyen est devenue le but.

Au lieu de mûrir et d’engendrer l’Humanité, elle se décompose de l’intérieur, se boursouffle au point de devenir un “ego monstre”, enlisé dans le vide de la désespérance.

Alors, allons-nous avorter de l’humanité ?

Cela dépend de nous !

Voilà ce que j’ai compris de ce que la Vie – bénie soit-elle ! – m’a enseigné :

- tout simplement qu’il fallait “mourir avant de mourir”, car on ne devient une nouvelle créature qu’en mourant d’abord à soi-même ;

– mais que cette “mort” est, ne peut être que psychologique, car ce n’est pas à soi-même que l’on meurt en réalité, mais à l’idée (limitée, conditionnée, séparée) que l’on a de soi-même ;

- que le moi n’est pas haïssable, mais qu’il doit accepter de mûrir à la lumière de ses expériences, germer de l’intérieur ;

- et qu’une fois ce processus constitué, structuré, assimilé, c’est par sa propre énergie qu’il se brisera de lui-même, donnant naissance à une “nouvelle créature”, née de l’esprit cette fois…

Elle m’a appris que cet “homme nouveau” abolira la veille croyance par laquelle l’homme s’identifie à son physique, qu’il n’errera plus dans le labyrinthe de la perception sensible, où il ne retrouve jamais que sa propre image réfléchie. Grâce à l’expansion de “sa” conscience, il fera l’expérience d’un monde unifié englobant tout ce qui est, du cailloux à la galaxie, en passant par les animaux, les végétaux, l’Homme.

Qu’il comprendra que la vie est à la fois physique et psychique, et que c’est la conscience qui fabrique ce monde phénoménal, et non l’inverse !

Cette nouvelle perception unifiée, spontanée, libre, intemporelle, ouverte à la pénétration directe, fera l’expérience immédiate de l’unité de tout ce qui est. Et l’unité de tout ce qui est, c’est l’Amour ! Le Paradis. La Paix. Le Royaume des cieux. D.ieu !

אמן

t.0

Profile

Owner, i-Marginal
Internet | Paris Area, France, FR

Experience

  • Jan 1998 - Present
    co-founder / i-Marginal
    New Medias Consultant In Second Life : Architect, Project design manager, Art collector, Artistic director Island : Ile Verte, Neutrino, Neutrino Campus, Cofidis, Juste pour Rire, Paris Rive Gauche, Air France-KLM.
  • Jun 1984 - Present
    Présidente / Les Humains Associés
    Présidente des Humains Associés (humains-associes.org / nethique.info), Propriétaire de l'île verte (Fondation Virtuelle des Humains Associés)

Education

Additional Information

Conseil en stratégie et stratégie digitale (i-Marginal et du service mobile CultureClic).

Architecte d'intérieur et dans Second Life.

Présidente-fondatrice des Humains Associés (ong). Co-fondatrice de GirlPower3. Auteure de LaFemme auxSemellesdeVent.eu

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